Règlements à l'usage des églises

Article 1: Introduction du règlement intérieur des Eglises.

 1.1.   Origine.

Depuis le début de l’œuvre de la Mission Evangéliquede l’Afrique Occidentale (M.E.A.O.) au Sénégal en 1936, plusieurs formes de collaboration ont été mises au pied : rencontres entre  églises et rencontres entre églises et Mission. Avec le développement des églises, un besoin de coordination plus structuré a donné naissance à l’Alliance des Eglises Evangéliques du Sénégal (A.E.E.S) le 24 Mai 1994 à Tilène, Ziguinchor Sénégal.

1.2.    Composition.

L’Alliance regroupe les églises établies par la M.E.A.O., celles issues de ces dernières et de toute église indépendante évangélique qui désire s’y joindre. Les églises membres souscrivent pleinement à la confession de foi et se soumettent au Règlement Intérieur de l’Alliance et au Mode de Règlement Intérieur à l’usage des églises locales. Il va de soi dans ce qui précède, que les églises fondées par l’A.E.E.S. elle-même font également partie de l’Alliance.

 1.3.   Buts.

 L’A.E.E.S. est une association cultuelle apolitique et, a pour but de :

a)  Promouvoir la croissance spirituelle des églises membres de l’A.E.E.S. (Ephésiens 4 : 11-16)

b)  Consolider les rapports de communion fraternelle et de collaboration entre les églises membres, entre les églises membre et la M.E.A.O. et avec toute association ou organisme évangélique poursuivant les mêmes buts (Jean 13 : 34- 35).

c) Promouvoir le développement d’œuvres culturelles et sociales communautaire ou individuelles.

d)      Promouvoir l’évangélisation et l’implantation des églises locales au Sénégal (Actes 1 :8)

e)      Promouvoir la vision missionnaire (Matt 28 : 18-20).

 Article 2 : Compléments sur la position doctrinale

 2.1. Le Saint-Esprit : Dons – Fruits – Puissance – Plénitude.

 
 Nous croyons que Dieu donne le Saint-Esprit à un individu dès sa nouvelle naissance et cela par le fait qu’il appartient à Dieu (Actes 2 : 38) ; (Romains 8 : 9) ; (1 Corinthiens 12 :13). Il est de ce fait membre du corps de Christ (Galates 4 :6).

     Nous croyons que Dieu ordonne à chaque chrétien d’être continuellement rempli du Saint-Esprit. Cette plénitude devient une réalité personnelle par des expériences progressives mais aussi ponctuelles dans une vie soumise à la volonté de Dieu. Elle exprime par une vie de sanctification et par le fruit visible du Saint-Esprit (Actes 1 :8 ; Galates 5 : 22 ; Ephésiens 4 : 30 ; 5 : 18).

       Nous croyons aux dons de l’Esprit donnés à chacun en particulier comme Il veut et pour le progrès du Corps tout entier (Romains 12 : 4-8 ; 1 Corinthien 12 : 7-11 ; Ephésiens 4 : 11-12 ; 1 Pierre 4 : 10-11).

      Nous croyons que toutes les manifestations des dons doivent être évaluées et soumises à la lumière des Saintes Ecritures. Nous soutenons que c’est la responsabilité des responsables de chaque église de veiller afin que l’usage des dons dans leur église e soit pas une manière non édifiante (1 Thess. 5 : 19-21 ; 1 Corinthien 14).

     Nous croyons que les dons et les ministères de l’Esprit définissent une fonction dans le Corps plutôt qu’un rang hiérarchique (Ephésiens 4 : 11-12). Il ne nous appartient donc pas de déprécier ou de glorifier tout membre du Corps qui exerce sainement le don qu’il a reçu de l’Esprit (Romains 12 : 3-11 ; 1 Corinthiens 4 : 1-7 ; 12-31 à 14 :1).

     Nous croyons que le parler en langues est un des dons de l’Esprit. Mais il n’est pas le signe caractéristique et nécessaire de la Présence du Saint-Esprit. Les grâces ponctuelles accordées par l’Esprit ne doivent pas être enfermées dans des règles rigides (1 Corinthiens 12 :11, 30).

      Nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul Corps (1 Corinthiens 12 : 13 ; Ephésiens 4 :16 ; Romains 14 : 15.).

 2.2. Le Baptême.

Les églises membres de l’A.E.E.S. reconnaissent que le baptême par immersion est celui qui correspond le mieux au sens du mot grec « baptisma ». Cet acte est un témoignage que le baptisé est mort et ressuscité avec Christ. Par conséquent toutes les églises pratiquent seulement le baptême par immersion. Cependant, les églises de l’A.E.E.S. sont prêtes à accepter comme membres des gens venues d’autres églises et baptisées selon un autre mode, si ces conditions sont respectées :

 a.     La personne a été baptisée suite à son témoignage personnel d’une nouvelle naissance et non pas avant. (Ceci exclut aussi les personnes baptisées comme bébé).

b. La personne a été baptisée par une église dont l’A.E.E.S. reconnaît la position évangélique. (Ceci exclut toute personne baptisée par une église ou une secte dont l’A.E.E.S. ne reconnaît pas la position évangélique.)

 Le Conseil Central, avec les dirigeants des églises, veilleront à ce que les personnes ne satisfaisant pas à ces conditions ne soient pas acceptées par les églises membres, sauf si elles acceptent d’être baptisées par immersion. Le Conseil Central s’informera aussi auprès du Directeur de la M.E.A.O. pour ce qui concerne les nouveaux missionnaires.

 Article 3 : Domaines de compétence de l’A.E.E.S. et de chaque église locale.

 3.1. Introduction :

L’A.E.E.S. est organisée de façon à ce que l’autonomie de chaque église locale et l’interdépendance de toutes les églises membres de l’A.E.E.S. soient respectées. Les domaines légitimes d’autonomie sont sauvegardés et les domaines d’intérêt commun deviennent la responsabilité de l’A.E.E.S.

 3.2. Domaines de compétences de l’A.E.E.S.

 a)     Représentation :

 

1.              Représentation officielle au niveau national : vœux au gouvernement, affaires concernant toutes les églises, représentation légale des églises n’ayant pas encore la personnalité morale : achat et propriété des terrains et de bâtiments, compte en banque….

 2.           Conseils et reconnaissance au niveau du choix des serviteurs de Dieu. : L’A.E.E.S. ne choisit pas, mais elle donne sa reconnaissance. Dans le cas où une église aurait plus de serviteurs de Dieu qu’elle ne peut en soutenir, l’A.E.E.S. peut suggérer leur placement dans autres églises.

 3.       (Projets ASPRATIN) : Les personnes travaillant dans le cadre de la Commission ASPRATIN(exemple les membres du Comité ASPRATIN, ouvriers de Tearfund) sont soumis à l’Alliance et non aux anciens de l’église pour les questions qui concernent ce travail.

  4.            Finances: l’A.E.E.S., par son Conseil Central, gère la caisse centrale.

 5.        Programme de formation : il s’agit de toute activité de formation concernant plusieurs voire toutes les églises locales, comme une école biblique, un séminaire, l’Enseignement Théologique Décentralisé (ETD), etc.

           6.               Respect des statuts et des règlements

  7.          Cas exceptionnels de nomination des premiers anciens dans une (quand il n’ y a pas de pionnier pour le faire), ou quand il n’y a plus d’anciens (l’A.E.E.S. consultera aussi l’église la plus proche pour savoir si celle-ci à un lien avec le groupe en question

  8.         Discipline des ouvriers de l’A.E.E.S. : seulement pour des fautes commises en rapport direct avec le travail de l’Alliance. Autrement, cela relève de la discipline de l’église dont cet ouvrier fait partie.

 9.        Cas majeurs de discipline : quand une église saisit l’Alliance pour un cas qu’elle n’arrive pas à traiter seule, ou quand l’Alliance constate qu’une église refuse de traiter un cas notoire de discipline.

          10.            Gestion de l’aide reçue pour le soutien des ouvriers des églises

 3.3. Domaines de compétences de chaque église locale :

 a.                 Représentation officielle au niveau local : vœux aux autorités locales.

b.                Choix et formation des responsables à plein-temps et autres.

c.                 Discipline des membres de l’église.

d.                Finances de l’église ;

e.                 Questions culturelles – style de culte.

f.                  Activités de l’église locale.

g.                 Baptêmes et acceptation de membres dans l’église locale.

h.                 Soutien matériel des ouvriers de l’église.

 3.4. Nomination des premiers anciens.

 a.                La première nomination des anciens est le devoir du pionnier responsable du groupe au moment où la question se pose. (-Actes 14 : 23 ; Tite 1 : 5)

b.             Si la jeune église a été implantée par une église mère, la nomination des premiers anciens est le devoir de l’église mère.

c.              Dans un cas où n’y a ni pionnier, ni église mère, l’A.E.E.S. entreprendra les démarches nécessaires. Le conseil central proposera à l’AG de cette église les personnes qu’il a trouvées aptes et, si elles ont été approuvées, elles seront consacrées lors d’un culte dans l’église locale en question.

 3.5.  Recommandations pour les procédures de choix de formation et d’intégration d’ouvriers à plein-temps ou à temps partiel :

 a.                 Choix :

-      Le choix des ouvriers appartient à l’église locale. Ce choix est ratifié par l’AG de l’église puis communiqué au Conseil Central.

b.                Formation :

-     L’église locale supervise la formation théologique, spirituelle et pratique des ouvriers. Cette formation ne doit pas apporter des conflits avec la confession de foi et les buts de l’A.E.E.S.

-      L’église locale décide de la durée et du lieu du stage. Une évaluation finale est soumise à l’église, puis envoyée au Conseil Central.

c.                 Reconnaissance et consécration :

-      A la fin du stage, tout ouvrier qui est reconnu par l’église locale sera consacré. Il lui sera donné un titre relatif à sa fonction (Ephésiens 4 : 11).

3.6. Questions sur la propriété des terrains, des bâtiments.

Tout bâtiment et tout terrain dont l’A.E.E.S. a officiellement reconnu comme propriétaire demeure la propriété de l’A.E.E.S. tant que l’église locale qui occupe le bâtiment ou le terrain demeure membre de l’A.E.E.S. L’église locale  est responsable pour l’entretien de son local. Toute nouvelle construction ou modification majeure se fera en consultation avec l’A.E.E.S. Quand une église locale, qui occupe un terrain ou un bâtiment dont l’A.E.E.S. est propriétaire, décide de quitter l’A.E.E.S. ou en est exclue, la question de la propriété et du bâtiment sera examinée en AG par l’A.E.E.S. Les points suivants seront pris en considération par l’AG.

 b)     La raison pour laquelle l’église locale a quitté l’A.E.E.S. ou en est exclue.

 -              S’il s’agit de rupture pour de raisons doctrinales, et si l’A.E.E.S. et l’église locale en question demeurent toujours fidèles aux principes évangéliques de la confession de foi de mai 1994, cela sera traité moins rigoureusement que si l’un des deux a  abandonné un ou plusieurs des fondements de la foi chrétienne évangélique.

 -                  Dans ce dernier cas, la confession de foi de l’A.E.E.S. de mai 1994 servira à peser la gravité de l’abandon et les mesures à prendre.

 -                  En cas d’impasse, la confession de la F.E.S (Fraternité Evangélique du Sénégal) et de l’A.E.A. (Association des Evangéliques d’Afrique) seront consultées pour plus de clarification. L’A.E.E.S. ou l’église peut demander l’aide de la F.E.S. ou de l’A.E.A. pour fonctionner comme arbitre du litige.

 c)     La participation financière des deux parties qui a donné à cette propriété sa  
valeur actuelle.

 -              En général, sauf pour la question de rupture qui a comme cause un abandon de la position évangélique, la partie qui, garde le terrain ou le bâtiment est chargée de rembourser l’autre jusqu’à 100% de son investissement.

 -                  Quand il s’agit de rupture qui a comme cause un abandon de la position évangélique, la partie qui a abandonné la position évangélique perd tous ses droits.

Article 4 : Compléments sur l’administration de l’A.E.E.S.

 4.1. Les différentes catégories de groupes membres de l’Alliance.

 4.1.1. Présence chrétienne permanente.

 Elle est définie par la présence dans un lieu géographique de quelques croyants (Quatre (4) croyants baptisés ou moins) installés là et se retrouvant pour l’étude de la Parolede Dieu indépendamment d’une église établie et sans qu’il y ait un pionnier (autochtone ou expatrié) en charge de ce groupe.

Un tel groupe ne peut pas se représenter lui-même au niveau de l’Assemblée Générale de l’Alliance, mas l’A.E.E.S. voit sa responsabilité de garder le contact, d’apporter de l’encouragement et de l’aide. Ceci peut être fait par le biais d’un membre de l’A.E.E.S. proche de ce groupe.

 4.1.2. Les membres non votants.

Ces groupes sont définies par la présence dans un lieu géographique de plus de Cinq (5) croyants baptisés se retrouvant pour l’étude de la Parole de Dieu, mais sans qu’il y ait de pionnier ou d’ancien en charge de ces croyants. Avant d’être admis comme membre votant, un tel groupe doit en plus définir devant l’A.E.E.S. un programme d’action qui doit lui permettre de progresser et devenir ainsi à terme un membre votant

Ces groupes membres non votants envoient chacun un représentant à l’AG de l’Alliance et, ont droit à la parole durant l’AG, mais pas le droit de vote et, leur représentant ne peut pas être élu au niveau du Conseil Central. Ils payent la moitié de la cotisation annuelle payée par un poste pionnier.

 4.1.3. Les membres.

 a)      Les postes pionniers.

Les postes pionniers sont définis par la présence permanente d’un pionnier (autochtone ou expatrié) dûment mandaté par l’Alliance ou la Mission et travaillant à l’évangélisation en vue de la constitution d’un embryon d’église. Un poste pionnier sera représenté par le pionnier.

En ce qui concerne la M.E.A.O., celle-ci mandate un délégué pour tous les postes pionniers d’une zone (ces zones sont : Est, Dakar, Sud-Ouest, Nord).

 d)     Les églises en formation

Les églises en formation sont définies par la présence d’au moins de dix (10) baptisés intégrés au groupe et par la présence d’un implanteur d’église par un culte régulier avec Sainte Cène, par une formation donnée aux croyants dans les domaines de l’évangélisation, l’étude biblique et la structure spirituelle, par la recherche d’un local propre à l’église. Une église en formation sera représentée par un (1) ou deux (2) ouvriers impliqués dans l’implantation de cette église, accompagnés d’un autre membre de l’église.

 e)     Les églises

Tout groupe ayant plus de dix (10) membres et au moins deux (2) anciens élus. Une église cherchera à progresser en maturité, c’est à dire à avoir des anciens reconnus travaillant en conseil, des responsables et diacres établis, son autonomie financière (frais pour le local, soutien des serviteurs à plein-temps), son autonomie dans l’édification, l’évangélisation, une vision de multiplication (créer de nouveaux groupes, essaimage), une vision missionnaire mondiale.

Les églises seront représentées en AG par des délégations dont la taille est fonction du nombre de membres de chaque église. Les églises veilleront à envoyer autant d’anciens et de diacres que possible, un ancien ou diacre par délégation étant le minimum :

1.  Une église comptant moins de 20 membres envoie trois (3) représentants.

2.   Une église ayant entre 21 et 40 membres envoie quatre (4) représentants.

3.  Une église ayant entre 41 et 60 membres envoie cinq (5) représentants.

4.  Une église ayant entre 61 et 100 membres envoie six (6) représentants.


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Dernière mise à jour de cette rubrique le 12/03/2008

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